DECOUVERTE DES CARAIBES

Arrivée officielle à Pointe-à-Pitre, à la marina du Bas-du-Fort.

Arrêt pour nettoyer le bateau à grandes eaux, lessive, réparation ou achat en Cascade de Basse Terre (Guadeloupe) accastillage, réapprovisionnement en frais (aux tarifs assez prohibitifs – îles obligent). Mais quel bonheur de manger une baguette de pain croustillante !!! Le soir-même, nous dévorerons au resto, un steak tartare accompagné de sa salade verte.

Et puis le plaisir de sentir Fun-Fun ne plus dodeliner, et d’être pour quelques temps redevenus presque des terriens. Pointe-à-Pitre arbore, dans ses rues, les décorations lumineuses de Noël. Avec nos shorts et nos tee-shirts, nous nous sentons un peu décalés. Le Père Noël existe-t-il avec la peau noire ? Ballade au marché aux épices où les doudous nous assurent des bienfaits de telle ou telle épice dans un langage parfois des plus familiers. Effluves de boudins antillais marinant dans leur jus. Accras, ne demandant qu’à être dégustés. Et bien-sûr, ti’punch assassin.

Balisier de Guadeloupe La forêt tropicale de Guadeloupe est splendide : des feuilles de philodendrons, à l’état sauvage, si larges que l’on pourrait s’y cacher tout entier, des ficus opulents, fougères arborescentes, orchidées, à faire pâlir d’envie tout apprenti-jardinier (quand on pense au mal de chien que l’on se donne en France, pour agrémenter de plantes vertes, nos maisons…). Ici, ce n’est que foisonnement de roses de porcelaine, balisiers, oiseaux-du-paradis, anthuriums. 

Après tous ces jours de mer à ne voir que du bleu (joli bleu d’ailleurs…) nous profitons La Forêt tropicale c'est tropico de toute cette verdure et de toutes ces couleurs.

Nous préparons Noël, qui se déroulera sur une plage de Marie-Galante (oui,oui, on peut fredonner la chanson de Voulzy, nous l’avons fait nous-aussi !) en compagnie de deux autres bateaux.

Noël 99 : Repas antillais pour 17 personnes préparé par Marie-Léa et Hervé (couple lorientais qui navigue depuis deux ans aux Antilles). Au menu : Planteur, accras, féroce d’avocat, colombo de poulet, riz-haricots rouges, flan coco, tourment d’amour, gâteau ananas et tout cela autour d’un feu de bois… ON CROIT REVER !!!

Seul inconvénient sur les plages dépourvues de vent (cette année) : les « yens-yens », minuscules moustiques qui attaquent sans vergogne chevilles et mollets. Plus un seul cm2 de chair sauf, les lendemains seront « démangeants » au possible.

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Après quelques jours (le temps de se remettre de ces agapes ) à Marie-Galante et quelques ballades dans l’île (célèbre pour ses rhumeries d’un autre âge, notamment celle du Père Labat), direction Les Saintes (petit écrin entre montagnes et mer) pour y passer le jour de l’An.

La baie du Bourg des Saintes regorge de bateaux au mouillage (petits-grands, ils se sont tous donner le mot ou quoi ?). Et le vent souffle. Cela permet de ne pas se faire trop secouer mais par contre, les arrivées à bord en annexe ne sont pas des plus faciles…Prière de ne pas rater la marche !!!

Les Saintes, vues du fort NapoleonRéveillon antillais dans un petit resto bon marché, où la patronne créole, à elle-seule, vaut le détour. Ensuite, sur le quai du Bourg, bal populaire au rythme du Zouk, même les airs les plus connus (rock, slow, danse des canards…) sont remixés et donc zoukés. Etonnant, non ? Feu d’artifice décousu à cause du vent. Bonne Année.

Le lendemain, plus de la moitié des bateaux à l’ancre sont déjà repartis. On peut alors aller se ballader à terre, aller jusqu’aux différentes plages de l’île, rendre une petite visite aux iguanes du Fort Napoléon, déambuler dans le bourg aux maisons de bois, basses, colorées de bleu- jaune-rose, déguster le sorbet coco du cru.

Magnifiques Saintes.

Un gardien du fort Retour sur Pointe-à-Pitre à 20 miles par force 6 bien sonnée (le canal entre Les Saintes et La Guadeloupe est réputé « chahuteur » !!!). D’ailleurs pour ceux qui ont encore dans l’idée que la navigation aux Antilles est tranquille : il faut y mettre un gros bémol. Dans tous les livres sur les Antilles, on y lit que la saison d’hiver, période des alizés, donc la saison sèche commence début Décembre et va jusqu’à Mai, que les vents ne dépassent pas force 6. En Janvier à La Guadeloupe, nous avons pris des trombes d’eau quotidiennement (cela lave le pont, d’accord !!) et avons dû différer notre remontée sur Antigua, car on annonçait force 7, et au détour des îles pour passer les caps, on titillait allègrement la limite de force Ca plane pour nous !! 8. Bien-sûr en écrivant cela je ne compte pas faire pleurer dans les chaumières mais Avis aux Amateurs !!! Bon, les gens d’ici disent que les meilleurs mois de navigation sont Mars et Avril, pas de pluie et pas trop de vent, que quoi avoir une réelle navigation tranquille. J’attends de voir cela !!!

Donc arrivée sur Pointe-à-Pitre, où Nicolas a fait installer une BLU (il va devoir passer l’examen du radio-amateur) donc une belle antenne de 7 mètres installée sur le balcon arrière (avec l’éolienne Fun-Fun va bientôt ressembler à un arbre de Noël), un frein de bôme pour les empannages,  démontage du moteur du guindeau pour une révision et attente de notre courrier. Le bateau, c’est loin d’être de tout repos parfois…

Les enfants ont développé leur « bosse du commerce » en proposant aux bateaux  à quai, de leur livrer, le matin, le pain frais de 6H30 à 8H00, (avant que Mr CNED n’entre en action), moyennant une commission. Service plus, sourires et remerciements…

Dans l’attente d’une meilleure météo, nous retrouvons là, un couple de français connu à Lisbonne où ils travaillaient depuis 5 ans. Ils seront en Mars en Argentine où leur société les a mutés. Donc dernières news du Portugal.

Dans la mangrove de la rivière salée <Retour en haut de page>

Nous quittons La Guadeloupe en empruntant La Rivière Salée, direction Antigua par un temps clément. Premiers paysages de mangroves (palétuviers) le long de cette rivière et attaque-rangée de yens-yens en furie (plan B : moustiquaires sur tous les hublots). Nous sommes contents de sortir de là.

Nous atteignons Antigua sur la côte est, et nous nous ancrons dans Nonsuch Bay, derrière la barrière de corail qui casse les vagues, après 45 miles de navigation cool. Il n’y a personne. Nous resterons là  4 jours à presque jouer les Robinsons, à profiter des baignades, à faire de la planche à voile, du masque et tuba. Malheureusement le corail est Un peu de détente dans ce monde de stress détruit. Est-ce Hugo, Luis, Lenny ? Pas de pêche car tout poisson n’est pas bon à manger pour cause de ciguatera (poissons prédateurs des coraux). Nous ne prenons pas le risque. Mr CNED, toujours à bord, ponctue le déroulement de la journée.

Nous quittons Nonsuch Bay par grande houle (genre montagnes russes pendant une demie heure) et sommes ravis de rallier la côte ouest plus abritée des vents. Là, nous retrouvons la civilisation en déambulant dans St Johns (capitale d’Antigua). C’est un mix de culture St Johns - Antigua anglaise et rasta, et de part l’architecture un petit côté de New Orléans. Port franc, on y déverse des paquebots entiers d’américains prêts à dépenser leurs dollars dans les bijouteries Duty-Free.

Direction St-Barth, à 70 miles, de nuit. Elle sera houleuse (2 ris dans la grand voile et génois bien enroulé dans les grains). Au petit matin nous découvrons le port de Gustavia, quelques grosses unités y sont amarrées et ancrées par l’avant.

C’est là, à St-Barth, que nous apprendrons la naissance de Victor, à Nans-les-Pins. Nous sommes le 28 Janvier 2000. Nous lui envoyons de gros bisous caraibes, ainsi qu’à Lisa, Sophie et Thierry.

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Notre moteur d’annexe ayant décidé de ne point répondre à nos manipulations, nous allons sans complexe nous amarrer au quai, comme les grands. A côté de nous un 70 pieds. Bof !!! C’est l’un des plus petits (après nous). Port Gustavia n’est pas vraiment une marina. La houle y entre, les amarres couinent et nous devons mettre l’annexe entre le quai et l’arrière du bateau comme tampon. Donc du bateau, plongeon dans l’annexe pour mettre pied à terre sur le quai. J’adore !!! L’eau du port est sale. 1ère nuit avec loustiques, 2ème pluie…Grain sur l'île FourchueNous détalons de là, préférant aller mouiller dans la baie abritée de l’île fourchue. Non sans vivre au port, parmi cette armada de yachts, le désagréable moment de relever l’ancre au winch. Nicolas s’y est attelé avec succès.La télécommande du guindeau, elle-aussi, a décidé de faire grève. Technologie, quand tu nous tiens !!!

A quelques miles de là, l’Ile Fourchue. Ile déserte sur terre comme au mouillage. Deux jours plus tard, à l’heure de midi, une armada de Sunsail (bateaux de location), bourrée d’américains, envahit la baie. On détale !!!

Direction St-Martin, côté hollandais. Philipsburgh, d’après nos infos, semble être l’endroit pour réparer la télécommande du guindeau, faire la révision de notre radeau de survie qui arrive à échéance, remettre en état le moteur 2CV de notre annexe, peut-être aussi pour faire l’achat d’une nouvelle annexe plus compétitive. L’endroit est désolé, à l’abandon (Lenny et les cyclones précédents semblent y être pour quelque chose). Nous continuons, côté hollandais, sur Simpson Bay pour passer le pont du même nom, et ainsi entrer dans le lagon intérieur qui permet de rejoindre la partie française de l’île. Souvent ce lagon ressemble à un cimetière marin. Bizarre…St Barth

Réparation faite du 2CV (car aller à la rame, çà va bien !!!), nous ressortons dans la baie de Marigot. Retrouvailles avec quelques équipages avec enfants déjà rencontrés en Guadeloupe. Ils vont tous ensemble, pouvoir s’adonner au plaisir du roller. Il y a foule, le dimanche à 17 h, sur la piste ; et comme cela fait 6 mois qu’ils n’ont pas mis de chaussettes et qu’ils ne veulent pas en remettre, les ampoules fleurissent !!!

Mr CNED est parmi nous...Monsieur CNED est toujours présent le matin à bord. Et les résultats sont bons. Alors…

Pendant ce temps, nous nous occupons de nos réparations, de l’avitaillement et en bateau, les courses prennent la matinée au moins. Il ne suffit plus de démarrer la voiture, remplir le caddie, payer et hop à la maison, que nenni !!! Là, les bras ne suffisent pas à tout porter, et si la livraison n’est pas prévue, on y retourne. Ensuite, au mouillage, transbordement dans l’annexe et puis de l’annexe au Roller à St Martin bateau. On s’amuse follement… Et ce n’est pas terminé pour autant. Pour éviter la venue de cafards, « véritable plaie d’Egypte », selon l’expression québécoise d’un de nos amis, (car si on en voit  un dans un bateau on peut être sûr d’en avoir au moins cent… Beurk ! Et là, on a peu de chance de pouvoir s’en débarrasser un jour. Re-beurk !). Donc, aucun carton n’entre à bord,  les boites de conserve sont débarrassées de leurs étiquettes pour la même raison dans le cockpit, certains même les javellisent. Comme vous voyez, Ghis à la décoration de l'annexe chacun son quotidien !!! 

Funiculi-Funiculà s’est pourvu d’une nouvelle annexe à fond rigide et d’un  nouveau moteur 5CV à la grande joie des mousses (imaginez à 8 et 12 ans, pas de mobylette bien-sûr, mais ils sont devenus les rois du mouillage aux commandes de la Caribe). L’annexe, du nom de FUN-FUN, sera aussi affublée de deux gros yeux noirs, peints à la main.

Michel, navigateur québécois en solitaire,  rencontré à Anse Marcel à St Martin Madère, déjà cité plus haut, nous rejoint à St-Martin. Nous apprenons avec lui, des expressions de « vieux françois », toutes très imagées. Et avec l’accent, c’est un régal…

Nous attendons, ensemble une fenêtre météo (ceux qui affirment qu’aux Antilles, on ne se préoccupe plus de la météo, en sont pour leurs frais, car que d’eau depuis notre arrivée de ce coté-ci de  l’océan…) pour  prendre la direction des Iles Vierges, distantes de 80 miles.

Mouillage à Virgin Gorda <Retour en haut de page>

Nous abordons  Virgin Gorda, l’île des Vierges Britaniques la plus à l’Est, après une nuit de navigation, vitesse moyenne 4,5 noeuds, vent léger arrière, ça roule gentiment.

Là, commencent réellement les îles « carte-postale », et en plus il fait très beau. C’est bon pour le moral… Voilà, enfin les îles que l’on m’avait vendues, au départ de Little Jost Van Dike. Lisbonne !!! 

Ana, notre amie de Lisbonne, vient nous rejoindre avec sa fille pour une semaine. Elle nous ramène notre courrier, des  pompes à eau réparées, un petit groupe électrogène 220V pour Martin (ici, on ne vend que du 110V), c’est Noël en plein mois de Février. 

A trois bateaux (Michel sur Deuxième Vie, Martin et Mathias sur Hakuna Matata), nous faisons du « BBQ sailing » dans les îles britaniques. Au menu : baignade, snorkeling Jost Van Dike (masque-tuba-palmes), visites des lieux ; les parfaits touristes…

Beaucoup d’îles : Virgin Gorda et son Gorda Sound, Tortola, Norman Island, Peter Island,  Jost Van Dyke, Beef Island. Et un nombre incalculable de mouillages tous plus beaux les uns que les autres…

A Jost Van Dyke, nous resterons des heures à regarder plonger les pélicans, les frégates leur disputant leur butin, des dauphins viendront nous rendre visite dans la baie, aussitôt suivis par les enfants en annexe qui iront les toucher.

Pélican rassasiéAprès le départ d’Ana, celui de Martin pour Porto-Rico ; nous nous dirigeons en compagnie de Michel et de Claire, sa femme arrivée du Québec pour 15 jours, vers les Iles Vierges Américaines. Toujours pas de grandes navigations, elles sont toutes très proches les unes des autres.

L’île de St-John, est devenu parc national, sous l’impulsion de Rockfeller (il est souvent cité dans les parages, cet  homme-là !!!!). Pour préserver les coraux, des moorings ont été installés et ils sont gratuits. Plus besoin de sortir l’ancre. A Changement de pavillons lors du passage de la frontière avec les USA Francis Bay, Gaëtan à la barre et Hugo à l’avant, armé de la gaffe pour attraper le mooring, nous voilà amarrés en un tour de main !!!  Nous profiterons des chemins dans la forêt pour diversifier l’exercice physique et pour prendre le plein de chlorophylle. Au détour des chemins, la rencontre avec des ânes gris, aujourd’hui sauvages, mais qui servaient à l’époque des rhumeries, à faire tourner la roue des moulins les jours sans vent pour écraser la canne à  sucre. Nicolas ira plonger avec le centre de plongée de la baie, il y verra Nos deux mousses en pleine action ses premières langoustes en milieu naturel.(C’est interdit de pêcher ave des bouteilles, donc elles ne finiront pas dans  notre assiette, dommage !!!) Pour nous autres, le masque et tuba feront l’affaire dans 2-3 mètres d’eau, les tortues et poissons multicolores sont là. Les enfants s’essayent avec un dériveur local tout un après midi.

St-Thomas, île la plus aménagée pour les touristes, avec, au sud, pour capitale Charlotte-Amalie (Nom donné quand l’île était danoise), et son Charlotte-Amalie vu du quai flot de

Nous irons aussi sur la cote Nord a Coki Point, pour une journée sciences et vie de la terre (Nouvelle appellation des sciences naturelles) – Mr CNED étant OFF ce jour - pour visiter Coral World, et son aquarium en milieu naturel (Requins, tortues, langoustes, raies, Baracuda, Thazard, et nombreux poissons tous aussi colorés les uns que les autres).

Requins dormeurs (Deja rencontré en snorkeling...)

 

 

 

 

 

Ensuite Ste Croix, dernière île américaine avant d’entamer notre descente vers les îles françaises, Guadeloupe et Martinique, via St Martin pour refaire une beauté à Funiculi-Funicula. La barbe lui poussant, il faut le sortir et attaquer l’anti-fooling. Peut être lui adjoindre un déssalinisateur, car malgré les 1000 litres d’eau de ses réservoirs, nous serions plus indépendants en générant notre propre eau (Dans les deux sens du terme, n’étant pas toujours sûrs de la qualité de l’eau que nous prenons dans les marinas, même si nous ne la buvons pas).

Redescente donc, pour être fin juin, dans les îles au sud de la Martinique, hors zone cyclone. L’été devrait se passer aux Grenadines – Trinidad – Iles du Venezuela.

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